Parcours d'écrivain

Le parcours de l'écrivain débutant: le parcours du combattant

30 décembre 2006

Projets

Projets d'écriture

Avec des amis auteurs, nous avons décidé de créer un recueil de nouvelles qui regroupera tous les genres, selon notre personnalité. J'ai choisi d'écrire "historique", après m'être documentée sur la période 1940 en Bretagne du Nord. J'ai un faible pour cette région, et je la décris volontiers dans mes écrits. Après cette nouvelle aventure, je vais entamer un nouveau roman, mais j'avoue hésiter sur le thème. La comédie sentimentale me convient parfaitement, mais est difficile à imaginer. L'intrigue doit être originale et on a tant fait dans le domaine que c'est presque un exploit d'avoir de nouvelles idées. Je pencherais bien pour les relations conjugales des quarantenaires, surtout s'il y a des enfants, grands ou petits, (même les deux) à la maison. Alors, fait de société ou fiction romantique ?

Je pense que je vais démarrer selon mon inspiration, un stylo à la main, sur mon cahier d'écolier. Ensuite, il suffira de fermer les yeux et de pratiquer l'écriture automatique. En définitive, ce n'est pas moi qui écris mais mon ange... euh... mon inspiration.

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Où sont les lecteurs ?

Marge du libraire et faiblesse du lecteur

Le libraire prend trente à trente-cinq pour cent du prix du livre hors taxe. C'est lui qui touche la plus grosse part. L'éditeur, lui , obtient vingt-cinq pour cent, et l'auteur, de huit à douze pour cent dans le meilleur des cas. Inutile de dire que pour vivre de sa plume, il faut en vendre des livres !

La lecture est en perte de vitesse, peu de gens lisent, et encore moins achètent des livres. Autrement dit, mettez au placard vos rêves de gloire si vous écrivez, vous devrez vous contenter de quelques centaines de lecteurs dans le meilleur des cas. Personnellement, j'ai placé mon livre dans quelques bibliothèques,  ce qui me fait des lecteurs, non acheteurs, certes, mais lecteurs quand même ! Après tout, c'est mon objectif pincipal : être lue.

J'ai encore plus de plaisir de savoir que l'on se passe mon livre entre amis ou à l'intérieur d'une même famille. Je l'apprends au hasard des conversations : "J'ai lu votre livre, c'est une  amie qui me l'a prêté".

Amis écrivains, je vous souhaite d'avoir autant de joie que moi, de se savoir lue et appréciée. Surtout, surtout, ne pas croire que votre maison d'édition est nulle si vous ne vendez que quelques centaines de livres: c'est la dure loi du marché et il faut l'accepter.

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Diffusion modeste

La diffusion à petite échelle

Prendre un diffuseur pour un éditeur revient très cher parce que cela fait un intermédiaire de plus et que celui-ci est très exigeant sur la quantité de livres. Pour être diffusé au niveau national, il faut imprimer des centaines de livres par région, sans être certain de les écouler. La prise de risque est trop importante pour une petite maison , ce qui explique qu'elle se contente de sa région.  Il faut savoir aussi que ce n'est pas parce qu'on décroche un contrat chez un grand éditeur que l'on vendra des milliers de livres, la plupart du temps, quelques centaines au plus. Sans publicité, rien ne se vend, à moins d'avoir créé quelque chose de remarquable qui sortira du lot et que tout le monde s'arrachera. Je pense notamment à l'excellente BD belge "Les femmes en blanc", qui a commencé sa vie en auto-édition; vu l'originalité et la qualité des ouvrages, le succès ne pouvait être qu'assuré.

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