Ecrire coûte cher.

Mon premier manuscrit :

Ecrire avec un stylo et un cahier, ça va. Mais quand il faut rendre sa copie, il faut évidemment avoir garni des pages à l'aide d'un ordinateur. Selon le volume, on use une cartouche d'encre pour deux manuscrits et une ramette de papier. J'ai essayé d'acheter de l'encre à injecter soi-même, c'est pas mal, mais ça s'épuise vite. De plus, on s'en met plein les mains, considérons que c'est un détail. Ensuite, il faut se procurer deux feuilles cartonnées, un plastique transparent , et faire relier. A l'école, nous avons une machine, j'ai juste eu à acheter un bloc d'anneaux. Beaucoup de peine pour un coût finalement assez élevé quand même, d'autant plus qu'attendre que les feuilles sortent les unes après les autres, c'est laborieux. Pourquoi j'attends ? Parce qu'au bout d'un certain nombre, elles s'envolent dans mon bureau et que cela m'énerve de les ramasser... Ma sciatique ! Non,là, je plaisante, mais il est vrai qu'il faut surveiller pour éviter une déconvenue. C'est toujours quand on a le dos tourné qu'on en profite pour vous abuser. Sales feuilles, va !

J'ai réalisé ainsi cinq ou six manuscrits, ça allait encore.

Mon second manuscrit:

J'avais envie de faire un envoi massif, donc pas question d'imprimer dix ou douze livres moi-même. J'en ai fait un que j'ai porté chez l'imprimeur. J'ai fait ajouter un dessin cartonné brillant en couverture, ouah!... Joli effet !

Coût de l'opération : onze euros trente deux par manuscrit, plus cher qu'un livre chez l'imprimeur !

Finalement, en tout, je me suis procurée vingt et un manuscrits, une fortune...

Quand on aime, on ne compte pas, n'est-ce pas ? Ouais, mais du coup, je ne vais pas pouvoir m'acheter le petit pull que j'avais remarqué dans une boutique, malin , ça ! Il faut savoir que quand on est écrivain, on est mal habillé et sans le sou.