07 décembre 2006
Encore un refus...
Aujourd'hui, au courrier, la lettre de refus d'un grand éditeur. Une lettre type sans aucune personnalisation, si ce n'est le titre de mon roman et mon nom. Cela ne fait pas trois semaines que je l'ai expédié, cela veut tout dire...Au moins, ça va vite, l'année dernière, je me souviens avoir attendu deux mois les réponses des grandes maisons d'édition. Je ne comprends pas pourquoi ils n'annoncent pas qu'ils ne prennent aucun manuscrit par voie postale, on gagnerait de l'argent, et eux, du temps. J'imagine qu'ils reçoivent des centaines de manuscrits par mois, il est certain qu'ils ne peuventpas se permettre de tout lire. Peut-être sélectionnent-ils au poids ?
La lettre de refus type est celle-ci :
Nous avons bien reçu votre manuscrit et vous remercions d'avoir pensé à XXX.
MALHEUREUSEMENT, VOTRE TEXTE, en dépit de sa qualité, NE CORRESPOND PAS A LA LIGNE EDITORIALE DE NOTRE MAISON. (Mince, pas de chance, pourtant je m'étais bien renseignée avant ) Nous sommes donc au regret de ne pouvoir en envisager la publication. En espérant qu'un autre éditeur pourra accueillir votre travail, veuillez croire, Madame, à nos salutations les meilleures.
Commentaires
C'est vrai que ce délai est trop court pour être honnête. Les deux mois sont effectivement plus dans la norme, quand ce n'est pas plus. Ceci dit, il arrive que les manuscrits soient pris au hasard dans la pile par le stagiaire, l'assistant, le directeur de collection. Mais, vous avez raison, le plus probable est que les manuscrits ne soient en ce moment pas traités.
En tous cas, bon courage.
Vous avez raison aussi Katar. J'ai l'impression que les maisons d'édition de grande taille ne travaillent plus que par piston , connaissances et j'en passe... M'en fiche, depuis un an je fréquente un forum de jeunes auteurs talentueux qui écrivent des livres dignes de ce nom et m'offrent des lectures cent fois plus intéressantes que les "fille de Julien Clerc, Bardot et cie ". Et heureusement pour les écrivains inconnus, il existe des petites maisons d'édition qui prennent le risque de leur faire confiance et cela à compte d'éditeur. La seule chose à faire, c'est travailler, encore et toujours plus, pour acquérir une qualité d'écriture indiscutable. Merci en tout cas de votre commentaire, j'ignorais l'existence des stagiaires.
Oui, il y a beaucoup de petites maisons qui font un travail remarquable. Il suffit, par exemple, de se rendre au marché de la poésie pour s'en rendre compte ou lors de salons du livre. Ces gens-là font vraiment ce métier par passion. Dans les grandes maisons aussi la plupart du temps, mais c'est moins prégnant.
Ah, les stagiaires... Pour l'avoir été (trois fois) je peux vous assurer qu'ils sont plus que monnaie courante dans l'édition. C'est une des raisons pour lesquelles il y a si peu d'embauche dans ce secteur. Je me souviens d'une maison où il y avait six salariés pour six stagiaires et tout particulièrement d'une journée où seuls les stagiaires étaient présents pour faire tourner la boîte. Ce n'est pas partout à ce point, mais ça illustre bien ce qu'il se passe en interne dans l'édition.
Est-il vrai que les grandes maisons d'édition proposent parfois du compte d'auteur?
Ça dépend ce que vous appelez "grande". Ceci dit, pas à ma connaissance. Mais, si vous considérez l'Harmattan comme une grande maison au vue de de leur volume de sorties alors oui. Et ce sont des escrocs. En tous cas l'Harmattan qui proposait un faux compte d'éditeur.
Il semble que des maisons plus importantes propose un contrat participatif à de jeunes auteurs, mais cela reste des "on dit...", je me demande ce qu'il en est vraiment.
Jamais entendu parler, mais je ne suis pas un pro des contrats. Si le site existe encore, allez sur celui du défunt Calcre (il me semble qu'ils ont mis en ligne un dossier relatifs aux contrats). Et, si vous avez peur de sur n'importe qui, procurez-vous AUDACE (Annuaire à l'Usage des Auteurs Cherchant un Editeur) qui est très bien fait et recense quelque chose comme 2000 éditeurs. Annuaire autrefois édité par le CALCRE (justement) et maintenant par l'Oie Plate (de mémoire).
Ceci dit, je n'y crois pas trop. Un grand éditeur ne demandera en aucun cas à son auteur, fut-il jeune, de déverser quelque argent. Éventuellement il mégotera sur l'à-valoir, les droits d'auteur, etc. Mais le principe du vrai compte d'éditeur est que c'est lui qui supporte le risque, pas l'auteur (c'est pourquoi, entre autres évidemment, il ne touche pas une part substantielle des droits).
oups ! "proposent" évidemment à la place de "propose"...
Je tiens l'information de quelqu'un qui travaillait chez hachette. Je connais le guide Audace, il est vite hors course, tout change tellement vite !
Si c'est quelqu'un d'Hachette, je m'incline. Et j'aimerais bien connaître la nature de la participation.
Mais moi aussi ! Il y a plein de secrets dans les alcôves de l'édition, les gens se taisent, n'en dévoilent pas trop. Difficile de démêler le vrai du faux, mais beaucoup de bruits courent, ça pour courir, ça court ...
Etes-vous sûr...
Par hasard, je lis vos espoirs et déboires éditoriaux. Etes-vous sûr que vous vous adressez aux bons éditeurs ? Je veux dire, votre projet correspond-il à ce que publie l'éditeur visé ? Car un manuscrit qui revient en moins d'un mois, c'est souvent parce que le projet même est hors ligne éditoriale. Ex. si vous proposez un roman de littérature jeunesse chez Robert Laffont. Au reste, il est vrai que le fait d'être connu aide (les circuits de lecture ne sont pas les mêmes. Cela dit, si vous tombez au bon moment dans la bonne maison avec le bon interlocuteur... avec le bon (le super) texte, ça marchera. Avec mes encouragements.
Oui, oui, j'ai épluché avant. Je me suis renseignée, cela fait un an que je navigue au sein de l'édition maintenant. Par exemple, je sais que Belfond est tout à fait mon genre, mais je sais aussi qu'ils ne me liront pas. Ils font énormément de traductions de langue anglaise, c'est leur plus gros chiffre d'affaires.Oh, moi, ce que je demande, c'est un contrat correct pour vendre quelques livres, sans plus, je n'ai aucun espoir de décrocher le contrat du siècle. Heureusement, d'ailleurs, car sinon on tombe de haut. Merci pour vos encouragements.
A l'aide !
Bonjour !
Je suis une jeune écrivain,et je souhaite envoyer mes manuscrits à une maison d'éditions.
Malheureusement,je ne s'est pas comment m'y prendre,et surtout,je ne sais pas du tout chez QUI les envoyer !
Merci de m'aider.
Wonder-Smoothie.
Compte d'auteur
Je suis arrivé sur votre blog par hasard. J'ai lu quelques-unes des réponses et je suis toujours étonné que des gens croient encore au "compte d'auteur". Ce sont souvent des gens qui ont une folle admiration pour ce qu'ils écrivent et cette admiration fait d'eux des victimes toutes désignées pour les escrocs du compte d'auteur.
C'est vrai que la lettre qui va leur signifier que leur manuscrit est un chef-d'œuvre, que le comité de lecture ne se tenait plus de joie en le lisant, va les appâter. Leur ego flatté à l'encolure va leur faire perdre tout bon sens. Ils vont payer — souvent même souscrire un crédit — pour que leur manuscrit soit édité. Mais édité ne veut pas dire publié. Les livres qui sortiront des presses seront immanquablement mis dans une caisse et resteront chez le propriétaire qui les distribuera à des amis et connaissances sans aucuns autres résultats. En espérant que tous ceux qui l'auront lu ne verront plus la vie de la même façon. Tout ceci est puéril. Il faut d'abord écrire pour soi. Aimer ce que l'on fait. Être professionnel! C'est un artisanat.
Après, seulement, on les envoie aux éditeurs. Mais — là je rejoins un des intervenants — il faut commencer par les petits éditeurs et ne pas se tromper… Envoyer un polar à une édition d'art…
Le compte d'auteur ne sert à rien qu'à être escroqué. Notez que le pigeon peut aimer son escroc… Le syndrome de Stockholm.
Aujourd'hui, c'est certain que les grands éditeurs sont surchargés de manuscrits. Tout le monde veut écrire !
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